Souffrez-vous des ondes électromagnétiques ?

Souffrez-vous des ondes électromagnétiques ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Imaginez que la simple présence d’un téléphone portable, d’une antenne-relais, d’appareils électriques même, déclenche chez vous des douleurs, maux de tête, maux de dents, sonnerie dans les oreilles, sensations de brûlure sur la peau.

Vous ne pouvez plus entrer dans un bureau, une galerie commerciale… Vous devez dépenser des fortunes et consacrer un temps considérable à aménager votre maison pour vous mettre à l’abri. Vous ne pouvez même plus sortir dans un centre-ville sans vous protéger la tête avec un casque recouvert d’aluminium…

Mais au lieu de vous plaindre, tout le monde se moque de vous.

Côté médecine, vous ne rencontrez qu’incompréhension, sourires en coin, sarcasmes. Les seules personnes qui s’intéressent à votre cas sont des journalistes télé qui cherchent à faire un documentaire sur la bête curieuse que vous êtes.

En fait, toute la société s’arc-boute pour nier une réalité incontestable : les ondes électromagnétiques nous ont envahis, et les conséquences sur le fonctionnement de nos cellules sont aussi certaines que le fait que la Terre tourne autour du soleil, ainsi que je vais l’expliquer dans un instant.

Une propagande massive pour nier la réalité

Les personnes qui s’inquiètent des ondes électromagnétiques sont victimes d’une propagande massive. Tous les efforts sont faits pour les mettre dans la catégorie des fous ou des hypochondriaques (malades imaginaires).

Il est vrai que les enjeux financiers derrière ce débat sont énormes. Si, demain, il était officiellement reconnu que les ondes électromagnétiques rendent les enfants hyperactifs, stressent les adultes, tuent les cellules, accélèrent le vieillissement et donnent le cancer… des pans entiers de l’économie s’écrouleraient.

Non seulement l’industrie des télécommunications mais aussi tous les secteurs qui recourent au wifi, aux téléphones mobiles, aux radios, aux communications par satellite pour fonctionner.

Dans les pays riches, inutile d’insister : c’est toute la société qui serait à réorganiser. Mais ce qu’on ignore en général, c’est que c’est encore plus vrai dans les pays pauvres.

Ces pays n’ont jamais développé d’infrastructures de télécommunication terrestres (par les câbles et les fils électriques). Ils sont par contre couverts par des relais de téléphonie mobile, devenus indispensables aux populations pour leurs activités quotidiennes : commerce, transport, information et même services bancaires. Sans cela, ce serait la catastrophe.

Omerta sur l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques

Il ne faut donc pas s’étonner de l’omerta qui pèse aujourd’hui sur les cas d’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques.

Il s’agit de cas cliniques, décrits par des médecins, de personnes souffrant des symptômes les plus divers en présence d’ondes électromagnétiques : maux de crâne, maux de dents et de gencives, acouphènes (sonneries dans les oreilles), troubles du rythme cardiaque, douleurs articulaires, sommeil agité, fatigue, irritabilité…

Pour se protéger des ondes, ces personnes sont obligées de vivre dans les rares forêts, montagnes, grottes qui sont encore préservées des ondes électromagnétiques artificielles. En ville, là où les ondes sont omniprésentes, elles doivent se couvrir de protections métalliques.

Magda Havas et David Stetzer, dans une célèbre étude de cas publiée en 2004, ont décrit la situation de cinq personnes ayant installé chez elles un appareil permettant de diminuer les courants électromagnétiques dans l’air (filtre Havas/Stetzer). Entre autres cas de personnes ayant témoigné d’une forte baisse de leurs maux de tête, problèmes de sommeil, anxiété, etc., ils rapportent le cas, plus spectaculaire encore, d’une dame de 80 ans souffrant de diabète.

Pour traiter sa maladie, elle devait mesurer son niveau de sucre sanguin (glycémie) chaque matin à 7 heures, avant de prendre son petit-déjeuner, et prendre de l’insuline.

Avant l’installation du filtre, sa glycémie à jeun le matin variait entre 152 et 209 mg/dL, avec une moyenne de 171 mg/dL. Le diabète est défini par un taux supérieur à 126 mg/dL, le prédiabète par un taux de 100 à 125.

Le lendemain du jour où le filtre fut installé, son taux de sucre à jeun était normal, à 87 mg/dL. Elle ne prit donc pas son insuline (sans quoi elle serait tombée en hypoglycémie). Durant la première semaine, sa glycémie à jeun fut en moyenne de 119 mg/dL. Le filtre n’eut pas d’effet sur sa glycémie à 5 heures de l’après-midi. Les jours où elle sortait et se rendait dans des lieux publics susceptibles d’avoir de hauts niveaux d’ondes, son niveau de glucose augmentait de façon significative [1]. Toutefois, malgré ces études, malgré les spectaculaires émissions régulièrement diffusées par les télévisions, la réalité même de l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques reste vigoureusement contestée.

Il est de bon ton de souligner que les études sur ces personnes ont montré qu’elles étaient incapables de savoir, en fonction des symptômes qu’elles prétendent ressentir, si elles étaient réellement soumises à un rayonnement électromagnétique.

Les compagnies d’assurance se couvrent

Les ondes électromagnétiques sont officiellement encore « inoffensives », mais les assureurs, eux, ont pris leurs précautions depuis longtemps. Depuis 2003, ils ont pris soin d’inscrire en toutes lettres dans leurs contrats qu’ils se désengagent des « dommages de toute nature liés aux champs et ondes électromagnétiques » vis-à-vis des opérateurs de téléphonie mobile [2]. Les dégâts liés aux ondes ont donc acquis le même statut que ceux causés par l’amiante : ils sont inassurables, même dans la catégorie « grands risques ». Les ondes figurent d’ailleurs aussi aux côtés de l’amiante dans la catégorie 2B des agents cancérogènes possibles définie par le Centre international de recherches sur le cancer de l’OMS, tout comme le plomb et le DDT [3]. Et pour cause : médicalement parlant, il y a de très bonnes raisons de penser que le fonctionnement de nos cellules est fortement influencé, et même perturbé, par les ondes électromagnétiques qui circulent autour de nous [4].

Les champs magnétiques jouent un rôle fondamental dans notre biologie

Les ondes électromagnétiques, comme leur nom l’indique, interfèrent avec tous les courants électriques et les champs magnétiques. Or, l’électricité et les champs magnétiques jouent un rôle fondamental dans notre biologie et il est impossible qu’il n’y ait pas d’interférence.

Par exemple, toutes les cellules vivantes ont un « plus » et un « moins », comme un aimant.

C’est cela qui leur permet de faire entrer et sortir des substances, en les attirant ou en les repoussant, comme les ions sodium et potassium qui sont en flux permanent, ou les ions calcium et magnésium.

Les scientifiques savent même mesurer avec des électrodes le potentiel électrique des membranes cellulaires.

L’électricité sert aussi à nos cellules nerveuses (neurones) pour communiquer : quand vous touchez quelque chose avec votre main, un récepteur dans votre peau produit un petit choc électrique. Il passe d’une cellule nerveuse à l’autre par les synapses, qui sont les connecteurs électriques entre les cellules, jusqu’à votre cerveau.

L’électricité est même utilisée pour penser : quand vous réfléchissez ou ressentez des émotions votre cerveau s’active, on pourrait presque dire qu’il s’allume comme une ampoule ! Il est possible de suivre cette activité en faisant passer des ondes magnétiques à travers votre cerveau. Ces ondes sont perturbées par les courants électriques internes et c’est en mesurant ces perturbations qu’on sait quelle est la partie du cerveau qui travaille. C’est ce qui permet la technique de l’IRM, ou imagerie par résonance magnétique. L’IRM est un énorme électro-aimant qui fait passer à travers votre corps des ondes électromagnétiques et qui mesure ainsi ce qui se passe en vous.

Ce n’est donc pas une « théorie » d’expliquer que le corps humain est influencé par les ondes électromagnétiques de l’environnement, c’est un fait avéré.

Ces ondes ont toujours existé mais elles étaient historiquement faibles. Dans la nature, les plus notables proviennent du champ magnétique terrestre qui explique le phénomène de la boussole, où une aiguille aimantée s’aligne spontanément sur l’axe nord-sud.

Depuis l’invention et la diffusion de l’électricité, par contre, des ondes électromagnétiques incomparablement plus fortes ont envahi notre environnement.

Nous sommes aujourd’hui inondés de fréquences électromagnétiques variant de 20 Hertz (train électrique) à un milliard de Hertz (communication sans fil).

Elles ont commencé à se multiplier avec la radio dans les années 1920, le radar dans les années 1940, la télévision dans les années 1950, les ordinateurs dans les années 1970, les téléphones portables dans les années 90 et le wifi dans les années 2000.

Se pourrait-il que ces ondes perturbent le métabolisme de nos cellules, accélérant le vieillissement et favorisant certaines maladies ? Se pourrait-il qu’elles aient des conséquences sur notre système nerveux, en provoquant maux de tête, fatigue, stress ?

Il semble bien que oui, malheureusement.

Les ondes électromagnétiques hâtent la mort des cellules

En 2007, des scientifiques américains ont exposé des cultures de neurones et d’astrocytes (cellules humaines) à un téléphone mobile GSM. Au bout de deux heures seulement, les gènes de ces cellules ont commencé à s’exprimer différemment. En particulier les gènes associés à l’apoptose, c’est-à-dire le « programme informatique » qui prépare la mort de la cellule, se sont mis en route [5]. C’est une étude évidemment très inquiétante, qui recoupe les résultats d’une étude finlandaise : exposant des cellules à des ondes de téléphone mobile, ces chercheurs ont eux aussi constaté un changement dans les protéines fabriquées par ces cellules [6], ce qui n’est pas étonnant quand on sait que, ultimement, tous les mécanismes biochimiques reposent sur des échanges électriques. À noter toutefois que ces études ont été réalisées sur des cultures cellulaires, non sur des organismes vivants.

Ondes électromagnétiques et stress

Suite à ces résultats, des études ont été réalisées sur des organismes vivants, à commencer par des plantes.

Le Pr Gérard Ledoigt, de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, a publié les résultats d’une expérience sur des plants de tomate, exposés eux aussi à un champ électromagnétique équivalent à celui d’un téléphone portable. Au bout de dix minutes seulement, les cellules ont commencé à produire d’importantes quantités de « molécules du stress » : calmoduline, inhibiteur de la protéinase, calcium-dependent protein kinase [7].

Ces molécules sont les mêmes que dans les cellules humaines, on peut donc supposer qu’elles réagissent de la même manière.

Il est possible que la présence de téléphones portables et d’ondes wifi dans les lieux publics, les bureaux et les habitations, favorise un état de stress généralisé. « Il y a de l’électricité dans l’air », remarquaient les Anciens : juste avant l’orage, en effet, l’atmosphère est chargée d’électricité statique, et les troupeaux s’agitaient, se bousculaient, les bêtes paraissant même ressentir une certaine angoisse.

Pourquoi les êtres humains seraient-ils immunisés contre ce phénomène ? Les professeurs le constatent aussi dans les salles de classe. Quand finalement éclate le tonnerre et tombent des torrents de pluie, un soulagement, une joie même gagne les cœurs, tandis que l’électricité qui appesantissait l’atmosphère est nettoyée.

Les enfants y sont particulièrement sensibles car leur boîte crânienne est moins épaisse et plus molle. Elle absorbe 60 % de rayonnements électromagnétiques de plus que celle des adultes.

Une étude publiée dans la revue Epidemiology a montré que l’utilisation intensive du téléphone portable chez les enfants, et donc l’exposition aux ondes, était associée à un risque 80 % plus élevé de souffrir d’hyperactivité et de troubles du comportement [8].

Les ondes électromagnétiques favorisent les tumeurs au cerveau

En 2011, des chercheurs ont tiré la sonnette d’alarme après avoir étudié l’ensemble des données disponibles sur l’usage du téléphone portable. Ils ont conclu que l’usage du téléphone portable sur le long terme double le risque de tumeur au cerveau [9]. Une autre étude publiée dans la revue Pathophysiology en octobre 2014 a étudié deux populations d’adultes ayant été victimes d’une tumeur du cerveau. Ils ont constaté que le risque augmentait avec l’intensité d’utilisation du téléphone portable. Le risque est plus élevé encore pour les personnes ayant commencé à l’utiliser avant l’âge de 20 ans. Cette augmentation va de 10 à 60 %, avec une moyenne de 30 % [10]. Il s’agit d’informations publiques. Elles semblent avoir été entendues par une partie de la population qui utilise une oreillette ou un kit main-libre pour téléphoner.

Mais la réalité est que cette précaution n’est pas suffisante.

Comment prendre ses précautions

C’est donc à mon avis une précaution élémentaire que de limiter son exposition aux ondes électromagnétiques.

La première mesure à prendre, qui est de loin la plus importante pour sa santé, et pas seulement sur le plan des ondes d’ailleurs, est de déménager et de changer de métier si nécessaire.

Cela semble radical, impossible même à la plupart d’entre nous qui vivons avec cette conviction, que l’on nous a enfoncée dans le crâne, que nous n’avons pas le choix. Je ne dis pas que ce soit facile. Mais je dis qu’il existe des cas innombrables de personnes qui ont fait le choix de vivre loin des centre-villes, souvent au prix d’une moindre rémunération, mais dont la qualité de vie au bout du compte a augmenté. Je n’en dirai pas plus sur cet important sujet que je reprendrai à une autre occasion.

  • D’une façon générale dans votre maison, placez vos appareils électriques contre les murs donnant sur l’extérieur.
  • Ne gardez aucun appareil électrique dans votre chambre, et veillez aussi qu’il n’y en ait pas non plus de l’autre côté du mur contre lequel est placé votre lit.
  • Evitez les lampes basse consommation bon marché dites « fluocompactes ». Leur culot contient un ballast électronique renfermant un générateur d’ondes à basse fréquence. Vérifiez en particulier que vous n’en avez pas dans vos lampes de chevet, et remplacez-les par des ampoules LED lumière chaude.
  • Utilisez un ordinateur à écran plat et éloignez-vous au maximum du moniteur, en le plaçant le plus loin possible sur votre bureau. Utilisez un clavier et une souris avec fil.
  • Évitez le wifi pour connecter votre ordinateur à Internet, et utilisez un fil.
  • Si vous avez un ordinateur portable, ne le posez pas sur vos genoux ou contre vous. Utilisez un clavier, une souris et si possible un écran externe quand vous pouvez. Utilisez au maximum la batterie, plutôt que de le brancher. Lorsque vous devez le recharger, mettez-le dans un endroit isolé de votre maison.
  • Limitez l’usage de la lumière électrique. Vous redécouvrirez le plaisir de vivre au rythme naturel du cycle du soleil. Si vous téléphonez le soir ou recevez des amis, une lumière très tamisée peut non seulement suffire, mais aussi créer une ambiance plus conviviale.
  • Débranchez votre borne wifi la nuit.
  • Limitez au maximum les radios, scanners, IRMs, échographies. Essayez de trouver un médecin désireux et capable de faire un maximum de diagnostics sans se couvrir avec des examens superflus.
  • Si vous avez un bébé, évitez le babyphone : il émet des micro-ondes pulsées particulièrement nocives pour le cerveau des petits.
  • Ne dormez pas à côté de votre téléphone portable. Non seulement il faut l’éteindre et le mettre à charger à l’autre bout de la maison, mais il faut qu’il soit le plus loin possible de vous, car un téléphone portable contient un aimant si puissant qu’il continue à émettre des ondes, même éteint ; d’ailleurs, si vous le pouvez, passez-vous de téléphone portable !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Sources :

[1] Dirty Electricity and Electrical Hypersensitivity: Five Case Studies

[2] Les assureurs n’assurent plus ‘les dommages de toute nature causés par les champs et ondes électromagnétiques’ – 19/02/2003

[3] Classification 2B des hyperfréquences par l’OMS : communiqué n°200 et 208 de l’OMS/IARC.

[4] Dirty Electricity and Electrical Hypersensitivity: Five Case Studies

[5] Exposure to cell phone radiation up-regulates apoptosis genes in primary cultures of neurons and astrocytes

[6] Mobile phone radiation causes changes in gene and protein expression in human endothelial cell lines and the response seems to be genome- and proteome-dependent

[7] Les tomates souffrent sous l’effet des ondes

[8] Divan HA, Kheifets L, Obel C, Olsen J., Prenatal and postnatal exposure to cell phone use and behavioral problems in children, Epidemiology. 2008 Jul;19(4):523-9

[9] Mobile phones and head tumours. The discrepancies in cause-effect relationships in the epidemiological studies – how do they arise?

[10] Mobile phone and cordless phone use and the risk for glioma – Analysis of pooled case-control studies in Sweden, 1997–2003 and 2007–2009

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Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.

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l’affaire du vaccin DT-Polio

 

Message URGENT du Professeur Joyeux

Chère amie, cher ami,

Incroyable rebondissement dans l’affaire du vaccin DT-Polio : je vous fais suivre ce matin un message urgent du Professeur Joyeux à ce sujet. Cliquez ici ou sur l’image ci-dessous pour l’écouter sans attendre.

Avec tout mon dévouement,

Augustin de Livois

 

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Vaccins : le grand débat !

Chère amie, cher ami,
Ces derniers jours, les médias n’ont pas cessé de parler de la vaccination obligatoire. De nombreux articles (Par exemple ici (1) ou là (2)) ont commenté le plan d’action sur la vaccination annoncé par la ministre de la Santé Marisol Touraine.

Un grand débat citoyen !

L’annonce principale faite par le gouvernement est qu’il y aura un grand débat citoyen sur la question des vaccins !

Quel retournement de situation. C’est une vraie victoire pour nous.

Il y a 9 mois, au moment où notre pétition battait son plein, la ministre refusait tout débat avec le Professeur Henri Joyeux, qui avait alerté sur la situation du DTP et affirmait aux 750 000 signataires de notre grande pétition : « la vaccination, ça ne se discute pas » !

Mais notre mobilisation a fini par payer. Je rappelle que nous sommes en train de mener une action en justice pour que les choses bougent enfin. Vous pouvez du reste toujours signer la pétition ici.

Mais nous ne sommes qu’au début de nos peines. Car le volte-face des autorités doit être pris pour ce qu’il est : une manœuvre à l’objectif double :

  • occuper l’espace médiatique sur le sujet plutôt que de laisser la place à la société civile dont les autorités se méfient. Le rapport indique par exemple :
« Les informations diffusées par les réseaux sociaux constituent aujourd’hui un moyen de communication à ne pas négliger. L’INPES doit intervenir de façon structurée et officielle sur les réseaux sociaux.
En clair, tout sera fait pour que la propagande gouvernementale domine les réseaux sociaux. Ils vont acheter des espaces sur Facebook, Google, Twitter, avec nos impôts, pour que leurs « informations » passent avant nos alertes !!
  • fixer le calendrier des discussions et ainsi éviter de répondre aux questions qui fâchent :

Pourquoi y a-t-il une pénurie de DTP et quand ce vaccin sera-t-il proposé à nouveau sur le marché ? Car le plan d’action prévoit un débat en trois temps qui sera mené jusqu’à la fin 2016, c’est à dire quelques mois avant les élections présidentielles. A ce moment là, sans doute y aura-t-il d’autres sujets de discussion que la question des vaccins. Plus personne ne se demandera par exemple si dans la vaccination il ne devrait pas y avoir une responsabilité spéciale de l’état, de ses ministres et des professionnels de santé dans la vaccination. Notre rôle, en tant qu’association est donc, avec vous, de continuer à mettre la pression sur les autorités et de profiter de ce calendrier pour transformer cette question de société en enjeu électoral pour les prochaines présidentielles (même si cela ne réglera pas tout).

L’IPSN maintient sa ligne

Puisque les autorités proposent que nous dialoguions, nous jouerons le jeu. Nous relayerons toutes les consultations ouvertes aux citoyens !

En attendant, nous continuons à soutenir les démarches de Maître Bergel dans le cadre de l’action collective que nous avons lancée avec les 2500 mandataires, auprès de la ministre de la Santé. Le 5 novembre 2015 la requête est partie.

Elle n’aurait été reçue par le ministère que… le 13 novembre ! C’est en tout cas la date qui a été retenue pour l’ouverture du délai de deux mois durant lesquels la Ministre pouvait nous répondre. Le délai a pris fin le 13 janvier 2015, le lendemain de l’annonce du dépôt du rapport de Sandrine Hurel et de l’ouverture d’un grand débat public sur la vaccination ! La ministre avait deux mois pour nous répondre ce qu’elle n’a pas fait. Nous avons donc désormais deux mois pour agir et saisir le cas échéant le Conseil d’Etat.

Ces deux mois sont aussi un temps de réflexion. Pour l’heure, puisque le dialogue est à la mode, nous attendons dans l’espoir de recevoir une réponse satisfaisante de la ministre qui pourrait nous inciter à renoncer à agir auprès du Conseil d’Etat. La communication actuelle du gouvernement ne nous rend pas très optimistes puisque pour l’instant aucun engagement concret n’a été pris.

Vers un débat d’adultes…

Une chose est sûre : les mentalités évoluent et c’est grâce aux citoyens, aux chercheurs et aux médecins responsables, qui savent poser les bonnes questions. Les médias et les politiques suivent l’évolution des débats de la société civile en essayant de ménager la chèvre et le chou (le chèvre c’est le public, et le chou, les laboratoires). Résultat : ils ferment la marche.

Il est donc essentiel de continuer à faire circuler vos idées. C’est elles qui révolutionnent le monde.

Dans le cadre des vaccins, le débat est délicat. Nous le savons. Personne ne veut voir se déclarer chez son tout petit une maladie incurable ou invalidante comme la poliomyélite. En même temps, personne ne souhaite risquer sa propre santé ou celle de son bébé à cause de l’aluminium ou d’autres adjuvants dangereux. Il y a trop de scientifiques qui doutent pour que nous ne prenions pas au sérieux leurs interrogations. Il y a aussi les victimes dont les médias parlent peu. Pourquoi la détermination des « antivaccins » est-elle aussi forte ? C’est parce qu’ils ont été touchés dans leur chair. De nombreuses personnes ont vu leur vie tragiquement bouleversée à cause d’un vaccin mal toléré. C’était un petit enfant sain, vivant, souriant… et quelques semaines après le vaccin, c’est devenu un légume. Des centaines, des milliers peut-être, de familles sont concernées. Quelle réponse la société leur apporte-t-elle ?

On ne peut continuer à faire comme si ces souffrances n’existaient pas, d’autant que nous avons les moyens de pouvoir en éviter une partie. Pour cela, il faut que le débat sur les vaccins soit traité courageusement, c’est à dire que l’on aille au bout des raisonnements qui nous sont proposés. Je n’ai pas, vous vous en doutez, la solution, définitive, éclairée et rassurante à ce problème des vaccins. Mais je crois que nous pouvons porter la discussion plus loin et dans cet esprit, je vous propose trois axes de réflexion :

  • La liberté d’expression et l’esprit de dialogue. Dans de nombreux cas, tenter de parler des vaccins avec son médecin est difficile. Cela engendre parfois des échanges tendus, suscitant de part et d’autre gêne et incompréhension. Les médecins ne voient pas pourquoi certains patients ne leur font plus aveuglément confiance sur le sujet et les patients restent frustrés devant le refus d’explication du médecin. La vérité est que les médecins sont eux aussi pris au piège. Même s’ils doutent, même s’ils se posent des questions, ils ne peuvent pas l’avouer, et ils n’ont pas plus de réponse que les autres. De plus, ils sont sous étroite surveillance. L’ordre et la sécurité sociale les observent et ils savent qu’un discours considéré comme déviant peut leur coûter leur autorisation d’exercer. Sans compter le manque à gagner : les généralistes et les pédiatres reçoivent des primes à la vaccination de la Sécurité Sociale !
  • L’information des patients et la responsabilité des professionnels de santé. Au congrès IPSN (3 et 4 octobre 2015), Jaques Bessin, Président de l’UNACS, association qui défend la liberté vaccinale, expliquait que lorsque des victimes de vaccins venaient les voir, ils n’avaient en général aucune idée des produits (autre que la valence) qui sont enfermés dans le vaccin. Et globalement, lorsqu’un acte de vaccination est réalisé, bien qu’il s’agisse d’un acte thérapeutique, aucune information n’est donnée aux patients alors que les possibles effets secondaires sont souvent expliqués aux malades pour d’autres médicaments. Cette lacune s’explique par l’absence du jeu habituel de responsabilité qui s’applique aux vaccins. Leur administration est tellement systématique et évidente que plus personne n’est responsable de l’acte médical en question. Cela doit changer. Le médecin qui administre un vaccin doit être responsable de son acte (et couvert par son assurance) tandis que le patient doit être pleinement informé des risques qu’il prend (fussent-ils limités).
  • La vaccination personnalisée. Tout le monde ne réagit pas de la même manière aux vaccins. Une expérimentation menée avec le Docteur Dominique Eraud, a montré que certains patients déjà vacciné n’était pas immunisé contre la maladie pour laquelle ils avaient reçu un vaccin tandis que d’autres étaient immunisés sans avoir été vacciné ! (Vous retrouverez ici une interview du Dr Eraud sur France Inter, écouter à partir de la 30e minute). Par ailleurs, on sait que certaines personnes peuvent mal réagir à un vaccin en raison des spécificités de leur système immunitaire (typage HLA). Si dans une famille, une personne a mal réagi à un vaccin, il faudrait que toute la fratrie fasse un test génétique pour savoir s’ils ont une sensibilité familiale au vaccin. Cela éviterait d’inutiles hécatombes !

Enfin, vous trouverez ici la dernière communication du professeur Joyeux, texte qu’il a soumis aux journaux du Figaro et du Monde sans avoir eu de retour pour l’instant de la part de ces deux médias.

Bien à vous,
Augustin de Livois

PS : Le programme du congrès des Herboristes est désormais construit à 95%. N’hésitez pas à le regarder et à vous inscrire en cliquant ici : https://www.weezevent.com/congres-des-herboristes

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Nouveau : la viande de culture

Chère lectrice, cher lecteur,

Sans doute ai-je été repéré car je reçois maintenant gratuitement, et sans les avoir demandés, des magazines destinés aux professionnels de l’industrie agro-alimentaire.

Je pense qu’ils espèrent que je parlerai à mes lecteurs de leurs nouvelles innovations. Ils ne vont pas être déçus.

Dans le dernier numéro de « The World of Food Ingredients », une revue professionnelle qui se présente comme le « leader en nutrition », et qui coûte 25 euros par numéro (!), je lis page 15 qu’a été servi pour la première fois en août 2013, dans un salon à Londres, un hamburger contenant un steak intégralement constitué de viande de culture. Selon l’auteur de l’article, Henk Hoogenkamp, expert mondialement connu des protéines et doctorant en biomatériaux et médecine régénérative, il s’agit du prélude à une révolution alimentaire planétaire.

La technologie consiste à prélever sur un animal des cellules souches de muscle et à les faire se reproduire dans un bain de nutriments, en laboratoire. Le résultat est « étonnamment semblable à de la viande d’animal », explique Henk Hoogenkamp.

Le problème, toutefois, est qu’il sera sans doute difficile de convaincre les gens de consommer de la viande ayant poussé en usine. Mais Henk Hoogenkamp a la solution :

« Le problème de l’acceptation de la viande de culture par les consommateurs est presque plus important que les problèmes technologiques. Il sera essentiel de combiner le bœuf de culture avec d’autres tissus animaux comme la graisse, les tissus conjonctifs, et le sang. La couleur rouge de la viande est due à l’hémoglobine. Il est possible d’ajouter à la viande de culture du colorant naturel d’hémoglobine, que l’on trouve dans le commerce, et qui est issue de globules rouges. Mais dans le futur, il sera possible aussi de produire des globules rouges en laboratoire, ce qui éliminera le besoin en sang animal. »

Idem pour la graisse et les autres tissus. Mais ce n’est pas tout. Henk Hoogenkamp explique ensuite que, aussi intéressant voire plus que la viande de culture, il est possible d’élever des insectes de façon industrielle pour fournir les protéines nécessaires à l’alimentation humaine. La solution, pour les rendre consommables, sera de mélanger ces protéines d’insectes à des substances végétales : Le potentiel des protéines d’insectes

« Les protéines d’insectes sont de haute qualité et peuvent aussi être arrangées pour mimer les tissus animaux. De plus, des hydrolysas de protéines d’insectes peuvent être ajoutées aux protéines végétales pour les compléter en acides aminés essentiels. Après les bactéries et les champignons, les insectes comptent parmi les organismes les plus efficients de la planète, ayant besoin de peu d’énergie et de nourriture pour se développer. Les connaissances et technologies nécessaires aux cultures d’insectes sont bien maîtrisées, et offrent des avantages comparables à celles de la viande de culture. »

Et le pire – le pire, cher lecteur – c’est que, après avoir lu cet article en entier, je suis absolument convaincu que l’humanité se nourrira effectivement de protéines d’insectes et de viande de culture d’ici quinze ans au plus tard. Peut-être pas vous et moi, mais certainement nos collègues, nos amis, et peut-être même nos enfants et notre entourage proche.

Voici pourquoi :

Henk Hoogenkamp explique qu’un seul prélèvement de cellules souches, sur un seul animal, pourrait permettre de produire 20 000 tonnes de bœuf de culture, autrement dit 175 millions de hamburgers.

Il explique que plus de 50 % de la production de viande de bœuf actuelle étant consommée hachée, dans des hamburgers ou des plats préparés, il n’y a aucune raison objective de continuer à la produire de façon coûteuse, avec des animaux vivants.

La viande de culture est aussi, selon lui, plus saine puisqu’elle ne risque pas d’être infectée par la salmonelle, l’E. Coli ou la maladie de la vache folle. Sa consommation réduirait donc le risque pour l’être humain de cancer, de maladies cardiovasculaires, et de diabète.

Il démontre ensuite que la viande de culture est nettement plus écologique que la viande d’élevage : produire un kilo de viande nécessite 9 kilogrammes de nourriture et 2 000 litres d’eau, et l’élevage occupe 70 % des terres agricoles, en pâturages ou en production de nourriture pour le bétail.

« Le bœuf de culture pourrait réduire les besoins en terre agricole et l’élevage en batterie. (…) Il réduit aussi l’émission de méthane et de gaz à effets de serre. »

« La production de viande in vitro utilisant des cellules souches, aussi appelée viande de culture, est possiblement une alternative écologique et durable aux cycles de croissance inefficaces du bétail », conclut-il.

C’est sans doute la raison pour laquelle Sergey Brin, le cofondateur de Google, et qui se trouve toujours à la pointe des nouveautés, a déjà investi des sommes importantes pour pousser plus loin ce concept.

Vous pouvez donc vous attendre à ce que le grand matraquage commence et que, après quelques années à vous dire « c’est pas possible ! », tout le monde autour de vous finisse par s’y habituer. Jusqu’à ce que nos enfants et petits-enfants ne se posent même plus la question.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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La sève de bouleau en cure d’automne

La plupart de nos contemporains ont totalement oublié que, il y a cinquante ans encore, la majorité des populations européennes, de l’Écosse jusqu’à la Russie en passant par la Norvège, la Slovénie et la Hongrie, attendaient avec une brûlante impatience la montée de la sève à la fin de l’hiver. Plus qu’une tradition, c’était une fièvre qui saisissait collectivement l’Europe. Armées de couteaux (pour faire des entailles dans les troncs), de seaux et de tubes, des centaines de milliers de personnes partaient à l’assaut des forêts pour récolter la précieuse sève de bouleau.

Traditionnellement, la cure de sève de bouleau est préconisée au printemps mais elle peut également se prendre à l’automne pour purifier et fortifier l’organisme afin de le préparer à affronter les rigueurs de l’hiver.

Purifier l’organisme

Dans la vision des naturopathes, le corps est pourvu d’émonctoires qui jouent un rôle de filtres épurateurs : foie et intestin, rein, poumon et peau. L’alimentation dénaturée, inadaptée ou excessive, la sédentarité, l’absence de sudation et, actuellement, la pollution et le stress, provoqueraient une surcharge de ces émonctoires. Le processus de « nettoyage » s’essoufflerait. S’ensuivraient un « encrassement » et un « ralentissement métabolique » avec, comme premier symptôme, la fatigue souvent ressentie aux changements de saison.

Selon eux, il faudrait débarrasser l’organisme de tout ce qui l’encombre, éliminer les graisses épaisses qui retiennent les pesticides, les produits chimiques, les fumées. Ils pensent qu’il est important d’aider le foie, l’intestin, la vessie, les reins à se purifier. Ces cures dépuratives sont recommandées à l’automne et au printemps, au début et à la fin de la saison froide.

La sève de bouleau, élixir précieux

Et justement, Dame Nature a prévu de nous donner un élixir extraordinaire et précieux pour ce grand nettoyage : la sève de bouleau.

Aujourd’hui, l’habitude de boire de la sève de bouleau a quasiment disparu et nos contemporains ne connaissent plus, comme produit de la sève d’un arbre, que le sirop d’érable canadien, très sucré. Mais en réalité, les Soviétiques ont maintenu l’industrie de la sève du bouleau jusqu’à la chute du Mur de Berlin. On possède d’ailleurs d’étonnantes photos prises en RDA, dans les années 80, où l’on voit des dizaines de personnes occupées à la récolte en forêt. En Lettonie, elle est considérée encore aujourd’hui comme un véritable trésor national. (1)

Et ce n’est pas pour rien :

La sève de bouleau contient des éléments naturels très intéressants dont on ignore encore tous les mécanismes d’action : de la vitamine C, des flavonoïdes antioxydants comme la quercétine, des tanins, de l’acide chlorogénique. Elle est riche en calcium, magnésium, silicium, sodium et potassium. Fraîche, elle contient aussi, immédiatement biodisponibles, des oligo-éléments comme le cuivre, le fer, le manganèse, le zinc si rares dans nos aliments. Elle contient également des mucilages et dix-sept acides aminés dont l’acide glutamique qui vivifie et dynamise. Elle contient aussi des cytosines et des sucres sous forme de fructose, de 0,5 à 0,2 %.

La sève de bouleau contient encore deux hétérosides, le bétuloside et le monotropitoside qui libèrent par hydrolyse enzymatique du salycicate de méthyle, un analgésique, anti-inflammatoire et diurétique efficace.

Des vertus surprenantes

Dans pratiquement toutes les populations d’Europe centrale et du nord et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, dans toutes les classes de la population, elle était donnée aux enfants pour suppléer le lait maternel. On l’utilisait pour renforcer la croissance des enfants et des adolescents, pour rendre à leurs parents l’énergie amoindrie par les hivers rigoureux, pour donner aux vieillards plus de force et enfin pour atténuer ou supprimer leurs douleurs rhumatismales ou articulaires.

En Russie, la dernière bouteille était réservée au Pope du village, le prêtre orthodoxe.

Une tradition immémoriale

On appelait autrefois le bouleau « arbre de la sagesse », mais également « arbre aux néphrétiques » pour ses vertus thérapeutiques.

Le célèbre voyageur arabe Ahmad Ibn Fadlan notait déjà, en 941, que les populations bulgares turcophones vivant le long de la Volga buvaient de la sève de bouleau. Le savant allemand Conrad de Megenberg (XIVe Siècle) mentionne qu’elle était utilisée comme boisson rafraîchissante. Le géographe persan Rashid-al-Din témoigne également que les tribus Uriankhai de Sibérie coupaient les bouleaux et collectaient la sève, qu’ils buvaient à la place de l’eau.

En 1565, le médecin siennois Matthéole écrivait :

« Si on perce le tronc du bouleau avec une tarière, il en sort une grande quantité d’eau, laquelle a grande propriété et vertu à rompre la pierre tant aux reins qu’en la vessie, si l’on continue d’en user. Si on s’en lave la bouche, elle guérit les ulcères qui sont dedans. »

Trois siècles plus tard, Pierre-François Percy, le chirurgien militaire des armées de Napoléon, déclara :

« Dans tout le nord de l’Europe, jusqu’aux confins de la Russie, l’eau de bouleau est l’espoir, le bonheur, et la panacée des habitants riches ou pauvres, grands et petits, seigneurs et serfs… Les maladies de la peau, boutons, dartres, couperose etc. lui résistent rarement. C’est un remède précieux dans les affections rhumatismales, les reliquats de goutte, les embarras de la vessie et une foule de maladies chroniques. »

L’ethnologue suédois Gösta Berg suggérait aussi que la sève de bouleau était probablement le médicament le plus courant et le plus efficace contre le scorbut, provoqué par une carence en vitamine C.

Des vertus multiples

Les recherches modernes ont révélé la présence de bétuline, une petite molécule qui améliore la résistance à l’insuline, réduit les plaques d’athérosclérose (qui rigidifient les artères et favorisent les accidents cardiaques) et soigne l’hyperlipidémie (trop de graisse dans le sang). (2)

D’autres travaux menés en ex-Union soviétique indiquent que la sève de bouleau peut être utilisée dans le cadre de traitements contre l’anémie, le cancer, la tuberculose, les calculs rénaux, la goutte, l’arthrose, les rhumatismes, le rhume et les maladies de peau. (3)

Un médicament développé en URSS, le Biomos, fait à partir de sève de bouleau, a une capacité démontrée à cicatriser les blessures et les brûlures et agit comme substance antidouleur et antisclérose. (4)

Probablement par manque d’intérêt financier, les recherches sur la sève de bouleau sont éparses, mais un certain nombre d’entre elles confirment ces usages ancestraux. Une récente étude menée en Russie a ainsi montré un pouvoir surprenant de ce produit à soutenir la fonction hépatique sur des malades touchés par une hépatite C chronique. En 12 semaines l’activité du virus a été réduite de 43 %. (5)

Par ailleurs, les recherches ont montré que l’acide chlorogénique de la sève de bouleau (qu’on retrouve aussi dans le café) diminue l’appétit, diminue l’absorption des glucides et favorise l’utilisation des graisses pour fournir de l’énergie et permet une perte de poids qui peut atteindre 4 kg en 12 semaines. (6)

En Europe de l’Ouest, les sociétés qui commercialisent la sève de bouleau mettent en avant ses vertus pour favoriser le drainage et l’élimination des déchets acides de l’organisme (acide urique), ce qui aurait un effet contre les douleurs rhumatismales et les douleurs articulaires. Là encore, la science semble confirmer l’usage traditionnel : l’acide chlorogénique module l’activité du système immunitaire pour réduire l’inflammation dans l’arthrite rhumatoïde (7) et le salicylate de méthyle présent dans la sève exerce des effets comparables à ceux de l’aspirine (acide acétylsalicylique) pour contrôler la douleur.

La sève de bouleau est aussi proposée pour stimuler le métabolisme et détoxifier le corps en douceur (eczéma, dartres, psoriasis, dermites du cuir chevelu…).

Les études menées par l’Université de Riga, en Lettonie, ont également prouvé que la sève de bouleau dispose de fortes propriétés antioxydantes et retarde les effets du vieillissement. Elle stimule à la fois la croissance des cellules du derme et de l’épiderme et protège les cellules de la peau contre le stress oxydatif, y compris des rayons ultraviolets, de la pollution et des effets d’inflammations.

Pour finir, les flavonoïdes qu’elle contient comme la quercétine sont aujourd’hui d’une efficacité reconnue pour renforcer les vaisseaux sanguins, diminuer la tension artérielle et combattre la rétention d’eau. (8)

Une récolte respectueuse de la nature

La récolte de sève de bouleau fraîche ne nécessite ni abattage, ni sacrifice des arbres. Après avoir percé un trou horizontal dans le tronc, il s’agit de laisser couler la sève goutte à goutte dans une bouteille grâce à un tuyau, en évitant l’intrusion de poussières et de salissures dans l’arbre. Un arbre fournira facilement un à deux litres de sève par jour, voire jusqu’à dix litres en deux jours pour un arbre de grande taille. Aucun risque d’épuiser l’arbre, il ne vous donnera que ce dont il n’a pas besoin.

Et de fait, celui qui se hasarde à couper un bouleau de plus de 20 ans au moment de la montée de la sève au printemps s’expose, sans rire, à une inondation. La sève jaillit comme l’eau d’une fontaine.

Une fois la récolte achevée, il faut boucher les trous à l’aide de chevilles de bois pour protéger l’arbre contre les infections.

Conseils pratiques pour la cure

Lorsque l’on commence une cure de sève de bouleau, il est conseillé de l’ingérer à jeun, tous les matins pendant 3 semaines. La cure de jouvence consiste à boire au moins 3 litres de sève de bouleau sur une période de 21 jours (à raison, environ, de 150 millilitres/jour) ou 5 litres dans l’idéal (à raison de 250 millilitres/jour) pour les personnes fatiguées, souffrant de rhumatismes ou souhaitant tout simplement détoxifier efficacement leur organisme.

La qualité de la sève de bouleau dépendra bien entendu de celle du sol. Les personnes qui récoltent la sève sérieusement font des prélèvements préalables pour identifier les arbres les plus aptes à produire une sève de qualité. A taille égale et à un mètre de distance, deux arbres peuvent présenter des caractéristiques diamétralement opposées.

La sève doit être récoltée près du sol (+/- 0,50 m), elle est dite minérale et sera plus trouble et plus bienfaisante que si elle est récoltée à 2 m de hauteur ou sur une branche.

Elle doit provenir de lieux préservés de la pollution et il est impératif que la sève soit fraîche, c’est-à-dire à l’état pur.

La sève de bouleau en cure d’automne

En France, la référence de la sève pure, biologique, est la société Végétal Water (eau végétale). Elle récolte la sève dans les forêts françaises de la Dombes, sur les plateaux du Jura, grâce à des spécialistes qui respectent les traditions ancestrales.

L’avantage de ce récoltant est que sa sève de bouleau n’est ni congelée, ni alcoolisée, ni nanofiltrée, ni pasteurisée. Elle ne subit aucun traitement industriel. C’est une sève 100 % naturelle et bio.

En ce moment, Végétal Water propose la sève de bouleau en cure d’automne. Leur sève récoltée au printemps dernier est stockée à froid à une température constante de 2°C. Le stockage dans des contenants adaptés sous vide réduit au minimum le contact de la sève avec l’oxygène, ce qui favorise son évolution vers un pH acide grâce aux ferments lactiques qu’elle renferme. Cette acidité protège naturellement la sève qui garde intacte ses propriétés. Cette cure d’automne est également enrichie d’extraits biologiques de cinq sortes de bourgeons qui renforcent, par association, ses bienfaits thérapeutiques (gemmothérapie).

Si vous êtes intéressé, vous pouvez directement vous rendre sur leur site en cliquant ici.

Si vous décidez d’aller vous fournir sur Internet ou en magasin bio, attention à ne pas confondre avec la sève de bouleau pasteurisée (qui perd plusieurs de ses propriétés fondamentales) ou le jus de bouleau (qui n’est pas de la sève, mais une décoction de feuilles de bouleau).

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Sources :

(1) Pourquoi la sève de bouleau peut faire la fortune de la Lettonie.

(2) Cell Metabolism, Volume 13, Issue 1, 44-56, 5 January 2011, Inhibition of SREBP by a Small Molecule, Betulin, Improves Hyperlipidemia and Insulin Resistance and Reduces Atherosclerotic Plaques

(3) Balitsky KP, Vorontsova AL. Lekarstvennye rasteniya v terapii rakovykh opukholey. 3rd ed. Rostov-na-Donu : Rostovskoe knizhnoe izdatel’stvo ; 1980.

Deryabina FI. Materialy po izucheniyu narodnoy meditsiny Komi-Permyatskogo natsional’nogo okruga. 3rd ed Perm : Perm Farm Inst;1969.

Krylov GV, Stepanov EV. Zelenaya apteka Kuzbassa. 2nd ed. Kemerovo : Kemerovskoe knizhnoe izdatel’stvo, 1979.

Kucherov EV. Lazareva DN, Desyatkin VK. Dikorastushchie lekarstvennye rasteniya Bashkirii. Ufa: Bashkirskoe ; 1973

(4) Beskrovny AM, Khuden’ky YK, Bobylev ET, Baranenko SE. Bioneorganicheskie kompleksy « Biomos » kak perspektivnyy produkt luchevoy obrabotki soka listvennykh porod. In : Proceedings of the All-Union Conference « Podschka i pererabotka soka listvennykh porod ». Lvovo : Lvovskoe knishnoe izdatel’stvo;1977. p. 56-57.

(5) Shikov AN, Djachuk GI, Sergeev DV, Pozharitskaya ON, Esaulenko EV, Kosman VM, Makarov VG. Birch bark extract as therapy for chronic hepatitis C–a pilot study. Phytomedicine. 2011 Jul 15;18(10):807-10.

(6) Thom E. The effect of chlorogenic acid enriched coffee on glucose absorption in healthy volunteers and its effect on body mass when used long-term in overweight and obese people. J Int Med Res. 2007 Nov-Dec;35(6):900-8.

(7) Chauhan PS. Differential Effects of Chlorogenic Acid on Various Immunological Parameters Relevant to Rheumatoid Arthritis. Phytother Res. 2011 Dec 19.

(8) Larson AJ, Symons JD, Jalili T. Therapeutic potential of quercetin to decrease blood pressure: review of efficacy and mechanisms. Adv Nutr. 2012 Jan;3(1):39-46.

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Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.

Le meilleur sport

Chère lectrice, cher lecteur,

Valérie et moi avons loué l’été dernier une bergerie dans les Alpes, bordée par un chemin de grande randonnée (GR).

Dès 7 heures du matin arrivaient les premiers cyclistes : VTT dernier cri, combinaison gaînée multicolore, casque et toujours lunettes de soleil profilées, ils partaient à l’assaut des sommets avec une énergie stupéfiante. Une à deux heures plus tard, nous les voyions redescendre à toute allure, tandis qu’arrivaient les « trailers », c’est-à-dire des coureurs en montagne, très nombreux eux aussi, et en général équipés de montres électroniques leur permettant de calculer leur dénivelé à la minute.

Ce n’est qu’en milieu de matinée qu’arrivaient les marcheurs. Souvent en groupe, c’était en général de joyeux retraités, pique-nique sur le dos, bâton à la main, parfois accompagnés d’un ou deux petits-enfants.

Manifestement, la simple randonnée est en perte de vitesse (c’est le cas de le dire) chez les nouvelles générations, et c’est dommage.

C’est au XIXe siècle qu’est apparue la randonnée en tant que loisir ou sport. Auparavant, on ne marchait que lorsqu’on y était obligé, pour le travail ou les voyages. Aujourd’hui, la marche est fortement concurrencée par la course et le vélo, qui demandent plus d’énergie et donc permettent de se fatiguer plus rapidement.

La marche est pourtant un sport à part entière. Elle a même tant d’avantages qu’elle peut-être considérée comme l’un des meilleurs sports qui soient.

Un sport complet

La marche est un sport complet, qui repose sur un mécanisme à double balancier composé des jambes et des bras.

Pour marcher, il faut effectuer le cycle suivant : se mettre en position debout et basculer le corps en avant, ce qui provoque un mouvement de chute, rattrapé par la projection d’une jambe vers l’avant.

Le bassin est alors soumis naturellement à une rotation car ce mouvement se fait en appui sur la jambe opposée.

C’est pour contrecarrer cette rotation que les bras effectuent un mouvement inverse à celui des jambes, permettant au bassin de conserver le même axe, et donc de marcher droit.

Puis, pour rattraper le mouvement de chute tant que dure la marche, la jambe arrière est à son tour projetée en avant en utilisant son énergie potentielle, pendant que les bras effectuent le mouvement inverse, également en utilisant leur énergie potentielle.

Le cycle recommence et la marche ne s’arrête que par un redressement du corps.

Après plusieurs heures de marche, on peut toutefois se sentir le dos raide, les épaules ankylosées. On s’arrêtera régulièrement pour faire des étirements, en particulier du dos et des bras pour éviter cette gêne.

Indispensable à la santé

Selon les études épidémiologiques de l’Organisation Mondiale de la Santé, l’activité physique minimum est de 20 minutes par jour pour maintenir un « bon état de santé ».

Une équipe internationale de 14 chercheurs a montré que le nombre de pas recommandés par jour est de 12 000 pour les femmes âgées de 18 à 40 ans, 11 000 pour les femmes entre 40 et 50 ans, 10 000 de 50 à 60 ans, et 8 000 à partir de 60 ans. Les hommes de 18 à 50 ans devraient faire 12 000 pas par jour, et 11 000 pas à partir de 50 ans, soit 8 à 10  kilomètres par jour pour garder un poids idéal [1].

La marche à pied est d’ailleurs un sport particulièrement indiqué pour les personnes souffrant de douleurs chroniques, de fibromyalgie ou d’arthrose.

Protection de l’environnement

La marche à pied ne provoque pas de pollution, ne fait pas de bruit, ne nécessite pas de moteur ni d’installations particulières. On peut en général se rendre au départ de la promenade en transport en commun.

En toute saison

La marche à pied peut se pratiquer en toute saison. L’effort qu’elle demande réchauffe le corps et on n’a donc jamais froid quand on marche. Il suffit d’un ciré, de bottes et d’un parapluie en cas de mauvais temps, d’un bonnet, d’une écharpe, de moufles et de chaussures fourrées à semelles épaisses en cas de grand froid, et l’on marchera sans problème plusieurs heures.

Sécurité

Le risque d’accident est faible à partir du moment où l’on est équipé de bonnes chaussures et où l’on ne s’aventure pas sur des terrains dangereux.

Découverte, observation, réflexion

La marche, par son rythme lent, libère l’esprit. Elle permet de découvrir son environnement, d’observer les paysages et la nature par la vue, l’ouïe et l’odorat.

Elle vous mène dans des endroits inaccessibles par les autres moyens de transport.

Elle oxygène le cerveau, favorisant la réflexion. Une des premières écoles de philosophie, l’école « péripatéticienne » fondée par Aristote en 335 av J.C. à Athènes, réunissait des élèves qui marchaient au côté de leur maître. L’adjectif péripatéticien signifie en grec « ce qui se fait en marchant ».

Depuis, de nombreuses œuvres littéraires, poétiques et philosophiques ont été composées en marchant, dont les célèbres « Rêveries du promeneur solitaire » de Jean-Jacques Rousseau.

Amitié

La marche est un sport qui favorise l’amitié. Deux marcheurs peuvent parler longuement sans s’essouffler. Une marche à pied dure assez longtemps pour permettre les échanges profonds, les confidences. La position côte à côte, et non face à face comme au café par exemple, facilite la conversation et réduit les risques de gêne et d’affrontement.

C’est donc une activité à favoriser et à faire découvrir aux enfants dès le plus jeune âge. Cela demande parfois de la persuasion, beaucoup d’enfants étant convaincus de ne pas aimer marcher, mais les emmener sur de petits sentiers variés et serpentant entre les arbres, les rochers et les fougères les amuse au plus haut point, surtout en groupe.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Sources :

[1] – janvier 2008

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Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.

Ce que les gens ne comprennent pas sur le soleil

Chère lectrice, cher lecteur,

Un chapeau, des lunettes de soleil, des manches longues, de l’écran total pour les bouts de peau qui dépassent quand même, rester à l’ombre, et même à l’intérieur de midi à 16 heures.

C’est ainsi que nous croyons nous protéger du cancer de la peau.

Mais ce programme ne va pas seulement vous gâcher le plaisir de l’été et des vacances. Il est aussi mauvais pour la santé.

Il faut savoir ce qui suit.

Connaissez le risque réel de mourir d’un cancer de la peau

On parle beaucoup du cancer de la peau car sa fréquence double tous les 10 ans depuis 1945.

Cela paraît énorme, mais, en même temps :

– sur 60 millions de Français, 1 672 personnes sont décédées en 2012 du cancer de la peau [1].

Cela fait 1 612 personnes de trop. Mais c’est à comparer au 150 000 qui meurent des autres types de cancers ; et aussi aux 130 000 qui meurent d’une maladie cardiaque.

Pourquoi est-ce important de faire la comparaison ?

L’un n’empêche pas l’autre me direz-vous. Mais, justement, si : car vous mettre au grand air et prendre le soleil est un moyen essentiel de diminuer votre risque cardiaque et prévenir les autres types de cancers.

Je vous en dirai davantage plus loin mais voici déjà un rapide exemple. On sait que le stress, la sédentarité, le surpoids, l’alcool et le tabac sont des causes majeures de maladies cardiaques et de cancers. Donc :

  • si vous vous stressez à cause du cancer de la peau ;
  • si vous renoncez à une activité d’extérieur pour l’éviter, ou,
  • pire encore, si vous restez chez vous et que cela vous donne envie de manger des cochonneries pour faire passer le temps, de boire un petit verre ou fumer une cigarette en attendant qu’arrive le moment où vous pourrez de nouveau sortir au soleil en toute sécurité…

Vous êtes en train de faire un très très mauvais choix !!!!

Il est beaucoup plus important pour vous de diminuer votre risque cardiaque et votre risque de cancer toutes catégories confondues, que de vous concentrer sur la prévention du cancer de la peau.

La plupart des « cancers » de la peau ne sont pas dangereux

Le cancer de la peau, comme tous les cancers, doit être pris très au sérieux. Cela veut dire qu’il est important de consulter un médecin lorsque vous observez une tache ou une boule bizarre sur votre peau, et en particulier une plaie ne cicatrisant pas, un bouton ou une croûte persistant et changeant d’apparence.

Toutefois, sur les 80 000 à 90 000 nouveaux cas de cancer de la peau diagnostiqués chaque année en France, 85 % concernent des carcinomes, et non des mélanomes.

Cette distinction est capitale. Car les carcinomes sont guérissables. La plupart ne sont même pas dangereux du tout. Ils sont appelés « carcinomes basocellulaires ».

Les carcinomes basocellulaires

80 % des carcinomes, appelés carcinomes basocellulaires, ne peuvent pas tuer.

Ce type de carcinome se développe habituellement sur une surface de la peau exposée au soleil comme les ailes du nez, les paupières ou le cou, en général chez les personnes âgées (plus de 75 ans).

Le premier signe est souvent un petit point rouge, rose ou nacré, en forme de dôme, qui apparaît sur une peau préalablement normale. Il évolue très lentement et ne produit jamais de métastases. Il ne tue pas, c’est aussi simple que ça. Par contre, non traité, il continuera à se développer localement et peut causer des dégâts aux structures voisines. Par exemple, un carcinome basocellulaire sur le visage peut éroder et endommager le nez ou l’oreille.

Toute lésion ou grosseur cutanée suspecte doit donc être vue par un médecin.

Mais vous pouvez lire en toutes lettres sur le site de l’Institut National du Cancer (INCa), au sujet des carcinomes basocellulaires, donc l’immense majorité des cancers de la peau, qu’il :

« suffit de les retirer chirurgicalement pour en assurer la guérison » car « ils évoluent lentement et n’entraînent pas de lésions à distance (métastases). [2] »

Cette affirmation est exagérée, et peut-être même destinée à faire plaisir aux chirurgiens esthétiques. Car si le cancer est mal placé, le chirurgien risque de laisser une vilaine cicatrice. Selon le Pr Henri Joyeux, que j’ai interrogé spécialement sur cette question, « l’idéal pour guérir est la radiothérapie de contact, avec une à trois séances d’électronthérapie ; on obtient alors la guérison sans cicatrice. »

Le traitement chirurgical peut presque toujours être effectué en consultation externe au cabinet du médecin ou dans une clinique. Une anesthésie locale sera pratiquée pour la plupart des interventions. La douleur et la gêne sont généralement minimes et le patient souffre rarement par la suite.

Je vous ai dit que ces carcinomes représentent 80 % des cas. Les 20 % restant sont plus agressifs, et appelés « carcinomes spinocellulaires » :

Les carcinomes spinocellulaires (ou épidermoïdes)

20 % des carcinomes sont des carcinomes spinocellulaires (dits aussi épidermoïdes) : ce type de carcinomes se développe généralement sur le visage – le plus souvent sur ou autour des oreilles ou les lèvres. Cependant, toute zone de la peau peut être affectée.

Il commence généralement comme une petite croûte ou une zone écailleuse avec une base rouge ou rose. Il peut se transformer en une tumeur qui peut ressembler à une verrue. Un carcinome spinocellulaire peut former une plaie suppurante (ulcère) ou saigner périodiquement. Il faut alors le traiter, sans quoi il peut s’étendre aux tissus sous-jacents et défigurer le patient.

Mais il ne faut pas paniquer. Toujours selon l’Institut National du cancer :

« Les carcinomes épidermoïdes sont plus rares et peuvent métastaser. Ils sont toutefois facilement guérissables dans la plupart des cas grâce à une détection précoce permettant un traitement chirurgical. [3] »

Mais là encore, selon le Pr Henri Joyeux « la radiothérapie non agressive, bien ciblée, peut guérir sans laisser de cicatrice, pas plus qu’une zone de peau légèrement dépigmentée. »

D’où l’intérêt d’aller voir un médecin si vous observez quelque chose de bizarre sur votre peau.

Le traitement, comme pour le carcinome basocellulaire, se fera avec une simple anesthésie locale, sans douleur de long terme.

Donc, si vous faites preuve d’un minimum de prudence et de bon sens, vous ne mourrez pas d’un carcinome.

La troisième catégorie de cancers de la peau est la plus rare, et c’est elle qui est redoutable : c’est le mélanome.

Le mélanome

Le cancer de la peau qui est redoutable est le mélanome. C’est le vrai sale gosse de la famille des cancers de la peau.

Les mélanomes sont des cancers des cellules qui fabriquent les pigments qui font bronzer et qu’on appelle « mélanocytes ». Mélanocyte veut dire « cellule fabriquant du noir ». (de « mélanos », noir, et « cyte », cellule en grec).

Il apparaît en général sur une surface de peau parfaitement saine, et se développe progressivement sous la forme d’une petite tache pigmentée, environ 15 à 20 % des cas à partir d’un simple grain de beauté.

Il y a 11 000 cas de mélanomes en France chaque année. La plupart, détectés précocement, guérissent grâce à une opération chirurgicale qui permet de retirer la lésion sous anesthésie.

Cependant, une minorité de mélanomes (environ 15 %) sont détectés trop tardivement, alors qu’ils ont déjà fait des métastases que même la chimiothérapie ne peut plus soigner. La conséquence est alors la mort du patient.

Le rôle réel du soleil dans le mélanome

Comme pour toutes les maladies graves, il y a de multiples facteurs qui interagissent pour troubler le système immunitaire et provoquer le cancer : l’alimentation, les toxines, le stress, le mauvais sommeil, etc.

Il y a aussi les facteurs liés à l’environnement et, parmi ceux-ci, il ne fait pas de doute que les coups de soleil sont une cause reconnue de mélanomes, surtout chez les enfants exposés de façon répétée et sans que leur peau n’ait eu le temps de se préparer.

Toutefois, la revue médicale The Lancet a également publié en 2004 une information capitale mais jamais reprise dans les grands médias ni par les autorités sanitaires, peut-être par peur de brouiller le message pour le public, toujours considéré comme un peu simplet.

Et cette information capitale, c’est que le mélanome, contrairement aux carcinomes, est plus rare chez les personnes régulièrement exposées au soleil [4] !

Permettez-moi de répéter la chose car elle est très importante et elle doit être claire : oui, le soleil provoque le mélanome lorsque vous en prenez trop d’un coup et que vous n’avez pas l’habitude. Mais par ailleurs, une exposition régulière au soleil, sans excès, réduit le risque de mélanomes.

Les personnes qui travaillent dans des bureaux ont plus de mélanomes que les personnes qui travaillent à l’extérieur [5].

Il faut d’ailleurs noter que le mélanome n’apparaît pas forcément sur les zones de la peau exposées au soleil.

Le British Medical Journal a confirmé cette information, expliquant que le facteur soleil, indiscutable pour les carcinomes, n’a pas été identifié comme une cause majeure de mélanome [6].

Le soleil peut diviser par deux votre risque de mourir

Plus de 200 études épidémiologiques ont confirmé le lien entre le manque de vitamine D et le risque de cancer.

Selon une étude du Dr William Grant, expert international de la vitamine D, 30 % des décès par cancer pourraient être évités grâce à de meilleurs apports en vitamine D, ce qui représenterait 2 millions de vies sauvées chaque année à l’échelle mondiale [7].

Selon le Dr Cédric Garland, de l’Ecole de Médecine de l’Université de Californie à San Diego (Etats-Unis), spécialiste de la vitamine D qu’il étudie depuis 30 ans, 600 000 cas de cancers du sein et de cancer colorectal pourraient être évités chaque année à l’échelle mondiale grâce à de meilleurs apports en vitamine D.

Optimiser votre niveau de vitamine D pourrait contribuer à éviter 16 types de cancers, dont les plus dangereux d’entre eux, le cancer du pancréas et le cancer du poumon.

Une étude à grande échelle randomisée et contrôlée par placebo a montré que la vitamine D, associée au calcium, peut diminuer le risque global de cancer jusqu’à 60 % chez les femmes après la ménopause [8].

Les femmes à la peau claire et qui prennent beaucoup de soleil sur le long terme ont moins de risques de développer un cancer du sein invasif, qui s’étend au-delà du sein, selon une étude de l’American Journal of Epdiemiology [9].

Comme vous le savez, le soleil est votre meilleure source de vitamine D. Vous pouvez fabriquer en toute sécurité 20 000 UI de vitamine D par jour, en vous exposant largement (les deux tiers de la surface de votre peau), par exemple 3 séances de 20 minutes.

20 000 UI, c’est énorme. C’est cent fois plus que les 200 UI fixées comme dose quotidienne recommandée par les autorités en Europe. Et vous ne risquez en aucun cas l’overdose car votre corps régule naturellement votre production de vitamine D sous l’effet du soleil, de manière à ne jamais atteindre un niveau dangereux.

Mais les bonnes nouvelles concernant le soleil ne s’arrêtent pas là.

Les chercheurs ont récemment découvert un autre bienfait du soleil : lorsque vous vous exposez au soleil, votre taux d’oxyde nitrique dans le sang augmente. Cela entraîne une diminution de votre pression sanguine.

Selon Richard Weller, un chercheur spécialisé en dermatologie qui a étudié les effets du soleil sur la santé, le soleil pourrait donc être un moyen efficace de lutter contre l’hypertension [10].

Bien entendu, tous ces effets bénéfiques du soleil n’auront pas lieu si vous vous tartinez de crème solaire.

Ce qu’il faut, c’est vous exposer pendant 20 minutes maximum quand le soleil est haut dans le ciel.

Pour préparer votre peau, vous pouvez prendre un complément alimentaire d’astaxanthine, un antioxydant rouge protecteur, extrait d’algues.

En cas de coup de soleil, appliquez une crème à l’aloe vera sur votre peau.

Mais surtout, profitez bien des beaux jours qui arrivent pour faire le plein de vitamine D et d’oxyde nitrique. À noter que, sans que l’on sache vraiment pourquoi, le soleil a un effet antidouleur [11] et améliore fortement le moral.

Réjouissez-vous donc quand brille le soleil et qu’un grand ciel bleu s’étend au-dessus de votre tête. Si vous voyez sur votre peau une plaie ou une boule d’aspect inquiétant et évolutif, allez bien sûr voir le médecin. Mais surtout, pas de paranoïa : en profitant du temps ensoleillé, vous diminuerez d’autant votre risque de toutes maladies confondues (surtout cancer et maladies cardiaques, mais aussi ostéoporose, sclérose en plaque et dépression), beaucoup plus que vous n’augmenterez votre risque de mourir d’un cancer de la peau.

Cela reste vrai tant que vous évitez les coups de soleil et brûlures.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Sources :

[1] Les cancers de la peau

[2] Les cancers de la peau

[3] Les cancers de la peau

[4] Lancet, février 2004, Is there more than one road to melanoma?

[5] Voir article du Lancet précédemment cité.

[6] British Medical Journal, juillet 2008, Is sun exposure a major cause of melanoma? No

[7] Voir son interview, Daily Sunlight Can Keep Cancer Away

[8] Am J Clin Nutr. 2007 Jun;85(6):1586-91.

[9] Am. J. Epidemiol. (2007) 166 (12): 1409-1419.

[10] Voir Medical News Today, Sun Exposure Benefits May Outweigh Risks Say Scientists

[11] Pain Level vs Serum Level

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